Ne pas subir la compétition en yoga

By Isa | découvrir le yoga

Nov 27
ne pas subir la compétition en yoga

Pourquoi écrire un article sur la compétition et le yoga? Car depuis que j'enseigne le yoga, mais aussi depuis que je développe mon activité en ligne, j'ai entendu plusieurs réflexions qui m'ont poussées à éprouver le besoin d'une mise au point.

Car le yoga que je pratique et que j'enseigne, le yoga vinyasa est un yoga postural, qui peut être vite "impressionnant" et jugé inaccessible ou non adaptable. Ceci est vrai, tout comme n'importe quel type de yoga peut ne pas convenir à tout le monde. Un yoga totalement immobile (comme le yoga du son) peut ne pas être du tout accessible à une personne ayant besoin du mouvement pour se détendre.

Dans le domaine de la "spiritualité" certains pratiques trop corporelles sont dénigrées et jugées justement pas assez élevées spirituellement. On en revient toujours au même point de départ: créer la division au lieu d'unifier. Trouver un moyen de rentrer en compétition là où il ne devrait y avoir que de l'union.

Existe t-il de la compétition entre yogis?

Malheureusement, dès que l'EGO est en jeu, il existe de la compétition. Sur quoi est-on jugé? Sur à peu près tout...et n'importe quoi. 

Comparer (et juger) les formations de yoga

J'ai déjà été jugée sur ma formation. Ha, la sujet des formations!

Un diplôme = un étiquette

C'est fascinant à quel point les gens sont intéressés par les formations des profs de yoga. Même ceux qui ne souhaitent absolument pas faire de yoga! Pourquoi?

Car nous vivons dans une société où, sans diplôme on ne vaut rien. Et plus on a fait d'études, mieux c'est. Sur le papier uniquement. C'est un peu comme les "labels rouges" et les poulets.

Même chose en yoga. Très vite, on nous colle une jolie étiquette, on est estampillé(e) "grand maître yogi" si on a fait plus de 5 ans d'études, si on été disciple ou alors "produit bas de gamme" si on a suivi une formation courte, sans maître ni disciples.

 Et encore pire, à l'étranger. En france, seules les formations françaises ou en Inde "font bien".

Apprendre grâce à l'expérience

On en vient à la fameuse question, est-ce qu'on est "meilleur" après avoir fait de longues études. Le principal problème, c'est qu'on apprend qu'avec l'expérience au final...

De plus, que préférez vous: une personne ayant choisi des études par défaut, n'aimant pas son travail? Où une personne ayant fait beaucoup moins d'études mais étant passionné et extrêmement impliqué?

 Au final, on tourne vite en rond. Un bon prof est celui qui partage son métier avec passion et qui est capable d'apprendre avec et de ses élèves. Je ne vois pas ce que je pourrais rajouter 😉

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Réfléchir c'est difficile, c'est pourquoi la plupart des gens jugent.

Carl G. Jung

Comparer (et juger) les différentes formes de yoga

Existe-il UN yoga?

Encore plus amusant, il y a la compétition entre les différentes formes de yoga. Le yoga Kundalini, est considéré comme le "vrai" yoga, le yoga originel.

Très bien, mais qu'en est-il du hatha yoga, souvent appelé "hatha yoga traditionnel"...c'est mieux originel ou traditionnel? Je suis perdue.

Ensuite, on va avoir les formes "physiques et modernes", donc pas traditionnelles (si j'ai tout suivi), le Iyengar et ashtanga puis le vinyasa...Si on pouvait s'arrêter ici, ce serait simple.

À cela on va rajouter le kriya yoga, de Babaji...Et ensuite toutes les autres formes que j'ai pu croiser, yoga des pharaons, yoga du son, yoga de l'énergie, power yoga, acro-yoga, yoga aérien etc. 

Tester, apprendre et apprécier!

J'ai renoncé à trouver une quelconque hiérarchie dans toutes ces formes de yoga. toutes ont le droit de co exister, de s'enrichir et d'apporter aux élèves leurs bienfaits respectifs.

 J'ai la chance d'avoir à mes côtés de super profs de yoga. Si je dis à mes élèves, "vous devriez tester l'acro yoga avec Julien, il est top". Ça me parait être une bonne idée pour  faire connaître un peu plus les autres professeurs. Et surtout c'est un super moyen pour mon élève de vivre une expérience différente.

Idem pour le yoga Iyengar. J'adore ce type de cours de yoga. Ma prof, Bérénice est extra. Donc, fatalement, si j'aime le iyengar ET le vinyasa, d'autres élèves seront sûrement dans le même cas que moi!  

Quand bien même, et ça m'est déjà arrivé, des élèves préfèrent le yoga Iyengar, le Pilates ou le yoga de l'énergie...

Cela ne signifie pas que mon enseignement n'a pas de valeur! Si j'ai pu leur permettre de découvrir une pratique qui leur convient mieux, j'ai fait mon travail d'accompagnement. Je ne suis pas une guru qu'on doit suivre coûte que coûte...Surtout pas d'ailleurs! 

Ne pas subir la compétition en yoga

Comment enrichir sa pratique de yoga?

J'avais envie de vous partager une petite anecdote...Justement, par rapport au yoga Kundalini, le yoga originel. Nous avions, dans l'ancien centre où je donnais des cours, décidé avec la prof de Kundalini d'échanger nos pratiques. Un soir j'allais dans le cours avec mes élèves, l'autre semaine on échangeait. Ce fut pour moi une découverte, j'ai trouvé cet enseignement très riche. Je me sentais très détendue à la fin de la séance.

La semaine suivante, la prof est venu tester le yoga vinyasa. Elle ne m'a pas fait de retour immédiat. 

De mon côté, j'avais décidé de justement ne rien "spéculer". Qu'elle ait aimé ou pas, j'avais donné mon cours avec le même enthousiasme que d'habitude.

Puis, quelque jours après, je la croise et elle me dit "tu sais que j'ai adoré le cours? A tel point que le lendemain, je cherchais une vidéo sur internet pour en refaire"...

Ne pas subir la compétition en yoga

Selon moi, c'est ça l'esprit "yoga". Unir et non pas diviser. Alors compétition entre yogis? Pour quoi faire? 

Pourquoi la compétition en yoga n'aide pas à progresser?

Comment (ne pas) se blesser en yoga?

En yoga, le chemin est intérieur. De plus, on travaille avec son corps. Chaque corps est différent. Par exemple, vous l'avez sûrement remarqué sur mes vidéos mais j'ai un torse super super long. Et du coup des petites jambes. Une posture ne rendra pas pareil sur moi que sur vous. 

Voilà pourquoi se comparer en yoga ne vous aide pas, ne vous fera en aucun cas progresser...Et pire, vous pouvez vous blesser. Histoire vraie 😉

Je parle de comparaison au sens large. En effet, on cherche parfois à rentrer en compétition avec un ancien "je", plus mince, plus athlétique, plus fort...Pourtant la seule personne qui existe est celle que l'on est, ici et maintenant. Le passé n'est plus et personne ne connait le futur. Concentrons nous sur la seule chose que nous avons, notre corps et notre esprit en ce moment même. 

Peut-être qu'il serait bon également de perdre la mauvaise habitude (que j'ai...) de se juger bon ou mauvais en yoga. le yoga est une pratique sans compétition.

la seule posture parfaite est celle qu'on adapte à notre propre corps.

Alors si vous appréciez pratiquer le yoga (peu importe lequel), que vous le faites avec joie et envie, ne vous inquiétez pas d'être bon ou mauvais: ces considérations sont inutiles et peuvent nuire à votre pratique.

Mon expérience: tester une posture sans être préparé.

Il y a quelques jours, j'ai voulu travailler sur la posture pincha mayurasasana...

C'est quoi pincha mayurasana?

Pas de panique, voici la pose:

En gros, c'est une posture d'équilibre sur les avant bras. J'ai regardé les tutoriels de Kino yoga qui explique merveilleusement bien les asanas. Elle a insisté, expliqué à la perfection qu'il ne fallait en AUCUN cas sauter dans la posture. J'ai essayé de suivre ses conseils. Et les conseils d'une de mes élèves, Claire. Au final, petit à petit je voyais une légère progression : plus de flexibilité à l'arrière des jambes, Plus de solidité dans les épaules. Trop chouette non?

Et patatra, c'était sans compter mon esprit impatient et surtout mon EGO et son esprit de compétition.

Les dangers du "moi aussi je peux!"

En regardant une vidéo sur instagram, j'ai vu une personne qui arrivait à monter la posture jambe pliées, en sautant. Et avec une grande flexibilité au niveau du dos, à faire en sorte que les pieds touchent le sol. ET ensuite revenir, ainsi de suite plusieurs fois. Honnêtement, je ne pense pas que c'est la manière la plus sûre de la  faire. Pourtant, le fait est, je me suis comparée et j'ai pensé que moi aussi, je pourrais essayer.

Sauf que je n'ai absolument pas la flexibilité au niveau du dos pour faire ça. Pire, je ne comprenais pas la posture vu que mon alignement était perdu et que c'était une trop grande impulsion qui m'avait fait monter.

La fin de l'histoire? un grand boum sur mon bassin. Impossible d'annuler mes cours. j'y suis allée en sentant très fort les huiles essentielles. La douleur a fini par irradier jusqu'aux cervicales....

Tout ça par soucis de comparaison (ou compétition?)...Un peu trop cher payé je pense.

Comment ne pas se comparer en yoga?

D'avance, excusez moi de la phrase bâteau que je vais vous partager.

"Soyez pleinement conscient de votre corps pendant votre séance de yoga".

Je vous avais prévenu. Pourtant, il n'y a pas d'autres conseils à donner. En effet, vous devez vous concentrer sur votre souffle, votre corps et votre intention. Alors on va faire une petite check list pour éviter les comparaisons inutiles:

La check-list anti comparaisons:

  • Prenez conscience des limites de votre corps.
  • Concentrez vous sur vos sensations pendant une posture.
  • Cherchez toujours à rester concentré sur votre respiration
  • Observez votre posture depuis l'intérieur
  • À chaque cours, dites vous que c'est la première fois
  • Chassez les jugements, sur vous et les autres de votre esprit.
  • Offrez vous, de temps en temps, le luxe de fermer les yeux.
  • Il n'y a pas de postures parfaites. Par contre, certains alignements doivent être respectés afin de ne pas se blesser.

Enlever les étiquettes

Prenez le temps, dans votre pratique, qu'elle soit en groupe ou chez vous, au calme, d'observer les sensations sans jugements. S'il n'y a pas de jugements, il n'y a pas de compétition.

J'ai réussi à trouver un peu de flexibilité le jour où j'ai arrêté de me comparer. Et de m'auto juger "pas souple". Désormais, quand je vous dis que je ne suis pas souple, c'est plus comme une motivation du genre "toi aussi tu peux le faire". Quand on parle de jugement, ce sont aussi toutes nos étiquettes, nos labels, nos phrases toute faites "je suis comme ça"...

Je n'ai pas la solution pour éradiquer ces phrases mais désormais j'ai une alarme interne...pour les remarquer!

Les réseaux sociaux entraînent-ils la compétition?

Avant tout: pas de panique, je ne vais pas vous refaire un article complet sur yoga & réseaux sociaux.

Mais je pense qu'il est bon de rappeler une chose: nous sommes responsables de nos actions et de nos pensées

Si j'utilise Instagram (ou tout autre réseau social) pour me COMPARER, JUGER et donc rentrer en compétition avec les autres yoga girls...C'est mon problème. Ce n'est pas "à cause des réseaux sociaux" que je me sens mal, c'est ce que je choisis d'en faire. 

Prenons nos responsabilités: personne ne nous obligent à juger, critiquer ou comparer. Et si nous ne pouvons nous en empêcher, alors peut être est il plus sage de ne plus suivre justement ces réseaux sociaux?

 Personne en nous met de couteau sous la gorge! Il n'y a pas d'obligation à être et suivre des stars d'instagram ou de youtube!!!!

Dernière petite chose: si on prenait le temps de suivre uniquement de personnes qui nous inspirent? Allons un peu plus loin: si on prenait le temps d'utiliser les réseaux sociaux pour apprendre, partager et échanger? Ce serait un endroit formidable pour faire de belles rencontres. Et de belles rencontres, depuis que j'ai ce blog et que j'utilise les réseaux sociaux, j'en ai fait des tas.

Peut être que le véritable problème est notre fâcheuse tendance à nous concentrer sur le négatif au lieu de voir tout le positif autour!

Pourquoi la comparaison est un frein à notre ambition

Avant de continuer, je vous invite à lire ce bel article sur l'ambition de Lucie, sur son blog wordltravelheart. 

Ma vision de l'ambition

Une petite mise au clair concernant ma vision de l'ambition. Je crois qu'avoir de l'ambition est un état d'esprit qui peut nous aider à gagner du temps, dans la mesure où nous avons la motivation d'avancer vers ce qui nous fait du bien. Car nous nous en croyons capable. C'est selon moi, l'inverse de la compétition.

Quel est le principal problème dans la comparaison? C'est toujours "par rapport à"...Je vais parler du yoga, car c'est un sujet que je connais un peu 😉 

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Celui qui suit la foule n'ira jamais plus loin que la foule qu'il suit. Celui qui marche seul peut parfois atteindre des lieux que personne n'a jamais atteint.

 Albert Einstein

Comment casser son ambition d'améliorer sa pratique de yoga?

En se comparant à d'autres personnes (souvent sur les réseaux sociaux) et en se disant: "je veux réussir la même posture". Car selon moi, c'est de la "fausse" ambition, on est dans de la pure et inutile compétition.. On s'oblige quelque part à se forcer à faire des postures alors que peut être...nous ne sommes pas encore prêts, que de toute façon nous devons écouter et faire avec notre corps. 

Avoir de l'ambition, en yoga ou dans la vie est ce qui peut vraiment vous permettre de repousser vos limites ou tout simplement d'être bien avec vous. En parfaite cohérence, même dans nos incohérences (car la cohérence parfaite n'existe pas...)

Mais c'est aussi comprendre ce qui est bon pour nous. Et ce qui est bon pour nous n'est pas forcément bon pour les autres et inversement. 

Quand j'arrive, parfois, à ne plus me comparer, ni à me lancer dans la compétition, mais simplement à observer comment je me sens, ce que je veux...je réalise que je n'ai pas de limites. Si je commence  de nouveau à rentrer dans la comparaison, le jugement, la compétition, je crée moi même des blocages

Trouver en soi son ambition

Finalement, le yoga m'a permis de me libérer. de croire en moi et en mes rêves. Quand j'étais encore fonctionnaire, au final, j'avais du confort dans cet "inconfort". Un salaire confortable, des vacances, du repos.

Mais des réveils tristes, où la seule pensée était "j'ai pas envie d'y aller". Des semaines longues, où on attend vendredi comme un enfant attend Noël.

Autour de moi, c'était la normalité. C'est comme ça, le travail c'est pénible, vivement la retraite.  

Et le jour où j'ai décidé de suivre cette formation de professeur de yoga, de briser les chaînes, je n'ai pas voulu faire "comme". J'ai voulu être...être libre au final.

exemple de sankalpa

C'est ma plus grande ambition, mon sankalpa. Et ce qui est génial c'est que je ne pense pas pouvoir affirmer un jour que je suis libre. mais tendre vers cette utopie, aujourd'hui, c'est ce qui me donne des ailes. 

Faire les choses pour soi, yoga ou pas

Il y a une chose que je ne vous ai pas encore dit, par rapport à ma formation de yoga.

Une formation pas comme les autres...

Irana, la professeur, nous a dit, le 2ème jour que nous n'étions pas là pour être professeur...Je la remercie chaque jour depuis. Car, une fois passé la déception, la tristesse et la colère j'ai enfin écouté, en moi, ce que je voulais. Et si ce que je voulais, c'était d'enseigner le yoga, alors c'était à moi de trouver les moyens de le faire.

Je n'ai pas fini ma formation pour Irana, pour mon copain, pour ma famille ou pour faire un pied de nez à mes anciens collègues. Je l'ai fait car je sentais qu'au fond de moi, j'avais cette énergie et ce désir de m'y consacrer entièrement.

ne pas subir la compétition en yoga

Avec Irana, le dernier soir, avec mon certificat en main...

Et ce jour là, j'ai eu l'ambition de me faire confiance. la compétition n'existait pas. Elle n'avait pas sa place.

Aujourd'hui je comprends Irana. En effet, nous n'étions pas prêtes car pour être professeur il faut des années et des années d'expérience. Mais pour enseigner avec passion, pour partager nos expériences, nous en sommes capable. Le seul moyen de transmettre sa passion est d'être convaincu de sa valeur.

Au final, Irana ne nous a pas donné confiance, car on ne peut pas donner de la confiance. Elle nous a offert un enseignement de grande qualité et les moyens d'en faire ou pas quelque chose. 


Un dernier mot...

Voici pour ce partage, qui me tenait à coeur. Car peu importe ce qui se passe autour de vous.

Il n'y a pas de règles...Suivez ce en quoi vous croyez. Faites vous confiance et osez vivre sans le fardeau des jugements, de la comparaison et de la compétition.

On ne gagne rien à être plus fort que...Plus malin ou intelligent.  En yoga, il n'a a pas de "je fais mieux". "Je fais plus"...Ça ne veut rien dire.

Une dernière remarque: gardons notre esprit sceptique. c'est lui qui nous permet de faire les choix qui nous feront évoluer...Et, il est toujours bon de rappeler qu'un constat est différent d'un jugement 🙂

  • Après ce long partage, j'ai hâte que vous me partagiez votre avis. Sur la comparaison, la compétition, sur les jugements et vos ambitions 😉 On se retrouve donc dans les commentaires!

Pour aller plus loin...ma bibliographie et mes sources


Le livre qui m'a le plus fait comprendre l'impact des jugements sur ma vie: mindset, car ce livre a totalement changé mon état d'esprit.


Krishnamurti, encore et toujours pour sa pensée sans concessions: le livre de la méditation et de la vie.


Deepak Chopra le livre des secrets, pour son approche simple et concrète d'une vie sans blocages.


Ma formation de prof de yoga et mes cours de yoga au quotidien 🙂

Les liens sur les livres que je présente sont des liens d'affiliés Amazon. En achetant le livre en passant par ce lien, vous participez à mon projet sans que cela vous coûte plus! D'avance merci 🙂

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About the Author

Professeur de Yoga Hatha & Vinyasa, étudiante en naturopathie et passionnée de cuisine yogique. Mais avant tout, amoureuse de la nature et des montagnes. Fondatrice du site internet www.yogisa.life

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(3) comments

Klervi 11/29/2017

Coucou Isa,

Merci pour ce partage et cette vision très intéressante et décomplexante sur le monde du yoga.

J’ai découvert ton blog via ton article sur la recherche de son Sankalpa.
J’ai aussi dévoré l’article sur « Pourquoi devenir prof de yoga ?»

Pour ma part, j’ai fait une formation de prof de yoga classique sur 3 ans dans une école traditionnelle en France. Pourtant, cela ne m’a pas plus aidé à me sentir légitime en tant que prof de yoga…

Je suis plutôt timide et introvertie, donc je ne me sentais pas vraiment à l’aise avec l’idée de guider un groupe dans un cours. Surtout quand, je me comparais à tous ces profils de prof de yoga, ultra charismatique, beau, bien dans leur basket et aux magnifiques profils instagram.
Après, j’ai décidé à en faire une source d’inspiration plutôt qu’un frein.

Je suis ingénieur « dans la vraie vie », devenir prof de yoga et en faire mon métier était relégué à un rêve très distant. Puis, petit à petit, en discutant avec les gens de ma passion du yoga, j’ai été amené à leur donner quelques conseils sur des postures ou des techniques de respiration. Puis, à construire des vrais cours structurés. Aujourd’hui, je donne des cours dans mon village, de façon très modeste.

Et au final, je me rends compte que ce qui plaît et résonne vraiment avec les élèves, c’est ce qui m’amuse et me parle à moi (j’avais peur de faire des méditations sur les Chakras par peur de sonner trop « perchée », tout compte fait, les élèves adorent ce moment et visualisent vraiment les couleurs et les énergies associées)… Et même si j’ai encore beaucoup de questionnements et de doutes sur comment améliorer les cours, je prends énormément de plaisir à donner ces cours, avec mon propre style.

Bref, j’ai l’impression que ce qui importe est d’avancer, pas à pas, en suivant ce qui nous inspire, sans s’éloigner de notre vraie nature.

Ton parcours est source d’inspiration et me motive à explorer encore de nouvelles pistes. J’ai plein d’idées dans la tête pour mettre en place des projets basés sur le yoga, les techniques énergétiques… et pouvoir un jour en tirer un revenu qui me permettrait de m’y consacrer pleinement.

Très bonne continuation et merci encore pour ces magnifiques articles !

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Lucie 11/29/2017

Merci pour ce bel article rempli de vérités.
Je me reconnais tellement dans « se blesser pour y arriver. » Avec du temps j’arrive de plus en plus à écouter mon corps et comprendre que je dois arrêter au risque de me blesser. (quand je recommence 130 fois Sirsasana par exemple lol) et le fait de fermer les yeux m’aide vraiment pour cela c’est vrai.

Je choisis aussi d’utiliser les réseaux sociaux comme quelque chose de positif plutôt qu’un moyen de se comparer.

Je suis d’accord avec le fait qu’un diplôme ne rend pas légitime et c’est la passion qui fait tout, encore plus le fait d’être en accord avec soi comme tu le dis. Si on ne peut plaire à tout le monde, autant plaire à soi.
Gros bisous

Reply

Je fais du yoga depuis 1an, j’étais réticente au début à l’idée de fermer les yeux et de me laisser porter…maintenant, j’arrive enfin à écouter mon corps. Je suis ravie d’avoir franchi le cap, j’ai même entrainé des amies à tenter l’aventure avec moi.
Merci pour ton article remplis de bon sens.

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